NOTRE CERVEAU

Christel AUDIBERT: thérapeute sur Carpentras dans le Vaucluse

Le développement du cerveau des mammifères et à fortiori celui de l’espèce humaine est un extraordinaire aboutissement. À partir d’une population de cellules immatures et indifférenciées émerge un organe complexe dont le fonctionnement dépend des interconnexions de milliards de neurones possédant des caractéristiques très diverses, par l’intermédiaire de billions de synapses. La construction de cet organe qui est le siège de notre pensée et de nos raisonnements, de l’intégration de nos perceptions sensorielles, de notre mémoire et nos capacités d’apprentissage, de la genèse de nos émotions et de notre capacité d’expression symbolique, ainsi que du contrôle conscient ou inconscient de nos comportements et de l’essentiel de nos fonctions corporelles reste indubitablement parmi les questions les plus énigmatiques et stimulantes de la recherche en Neurosciences.

Pour survivre, ces espèces ont dès lors développé des stratégies d’adaptation individuelle par lesquelles l’organisation et en particulier l’organisation cérébrale de l’individu peut être modifiée par l’expérience et par l’histoire de ses interactions avec le monde extérieur. L’ensemble de ces processus de modification, de remodelage subtil du système nerveux constituent ce que l’on appelle la plasticité cérébrale. Ces phénomènes de plasticité cérébrale sont particulièrement évidents et importants au cours de la maturation intellectuelle et comportementale de l’enfant et le sont aussi chez l’adulte.  (extrait de :Le cerveau en constante reconstruction : le concept de plasticité cérébrale Serge N. Schiffmann Dans Cahiers de psychologie clinique 2001/1 (n° 16), pages 11 à 23).

L’expérience individuelle qui se traduit par des pensées, des mots et des comportements est donc bien un moteur de la construction et de la reconstruction incessante de notre système nerveux. C’est au sein de ce cerveau, et de lui seul, produit de notre patrimoine génétique et de nos expériences individuelles qu’il nous faut rechercher les causes de l’extrême variété de nos comportements ainsi que de leurs modifications et adaptations.

La pensée, véhiculée par la parole et les mots, a un impact biologique objectif, qui met en jeu de nouvelles connections neuronales (grâce à la plasticité synaptique) et modifie l’activité métabolique de différents centres et circuits cérébraux.

Cette plasticité cérébrale permet d’apprendre à programmer et re-programmer des habitudes et comportements automatiques  et  de vaincre ainsi les comportements nocifs, tels que les dépendances et les comportements obsessionnels-compulsifs. Elle peut également permettre des innovations considérables dans les programmes de formation visant l’amélioration des comportements automatiques, notamment les compétences impliquées dans la communication, les activités sportives ou encore le violoncelle ou le piano.

Comment passer d'un comportement à un autre ? Pour changer nos cartes mentales, il faut qu'il y ait un choc c’est-à-dire réussir à obtenir un déclencheur qui modifie la perception des personnes. En effet, ce choc  a le pouvoir de "reconfigurer" notre cerveau. Il se crée alors de nouvelles connexions .

En résumé, le cerveau, siège de notre pensée et de nos raisonnements, de l’intégration de nos perceptions sensorielles, de notre mémoire et nos capacités d’apprentissage, de la genèse de nos émotions et de notre capacité d’expression symbolique, ainsi que du contrôle conscient ou inconscient de nos comportements et de l’essentiel de nos fonctions corporelles  est une architecture qui peut être modifiée.

« Ma pensée crée mon monde, si je change de pensée, je change mon monde ! »

À mettre en relation avec l'un des postulats de la PNL "La carte n'est pas le territoire".