Mal aimé
- caudibert91
- il y a 2 jours
- 3 min de lecture
Quand l’amour semble toujours réservé aux autres
Il y a des personnes qui traversent la vie avec un sentiment diffus mais tenace: celui d’être mal aimé.
Pas forcément rejeté de façon explicite. Pas toujours maltraité.
Mais rarement choisi. Rarement attendu. Rarement regardé comme il fallait.
Comme ce loup qu’on montre du doigt.
Celui dont on se méfie avant même de le connaître.
Le syndrome du “mal aimé” ne fait pas de bruit.
Il s’installe doucement, souvent dans l’enfance, parfois dans des familles pourtant “normales”, où l’amour était là… mais pas ajusté.
Le syndrome du mal aimé, ce n’est pas un caprice
Ce n’est pas “se faire des films”.
Ce n’est pas un manque de reconnaissance banal.
C’est une construction intérieure, forgée très tôt, quand l’enfant comprend — ou croit comprendre — qu’il doit s’adapter pour mériter sa place.
Cela peut venir de:
Parents eux-mêmes en difficulté affective.
Comparaisons répétées.
Attentes implicites impossibles à atteindre.
Manque de sécurité émotionnelle.
Amour conditionnel, même subtil.
L’enfant apprend alors une chose essentielle, mais douloureuse:
“Je ne suis pas aimable tel que je suis.”
Comme le loup, on finit par porter une étiquette
Le loup de la publicité, on le voit seul, maladroit, un peu à côté.
Il ne fait rien de mal.
Mais il n’est jamais vraiment accueilli.
Les personnes marquées par le syndrome du mal aimé vivent souvent la même chose:
Elles donnent beaucoup, trop parfois.
Elles doutent de leur légitimité dans les relations.
Elles anticipent le rejet.
Elles s’excusent d’exister.
Elles se suradaptent… ou se referment.
Elles deviennent expertes pour ne pas déranger, quitte à s’effacer.
À l’âge adulte, le scénario se rejoue
Le syndrome du mal aimé ne disparaît pas avec le temps.
Il change simplement de décor.
Il peut se manifester par:
Des relations affectives déséquilibrées.
Une peur constante de ne pas être assez.
Une difficulté à recevoir sans se sentir redevable.
Un sentiment d’isolement même entouré.
Une hypersensibilité au rejet, réel ou supposé.
Comme si, quoi qu’il arrive, une petite voix murmurait:
“Si on me connaissait vraiment, on ne m’aimerait pas.”

Ce que ce syndrome dit en réalité
Ce que ce syndrome dit en réalité
Il ne parle pas d’un défaut.
Il parle d’un manque de réparation émotionnelle.
Le “mal aimé” n’est pas quelqu’un d’insuffisant.
C’est quelqu’un qui n’a pas appris, au bon moment, qu’il pouvait être aimé sans condition, sans rôle, sans performance.
Comme le loup, il n’est ni dangereux, ni inadapté. Il est juste mal compris.
Et si on arrêtait de croire que le problème vient de vous ?
Travailler sur le syndrome du mal aimé, ce n’est pas “apprendre à s’aimer” de manière abstraite.
C’est:
Comprendre d’où vient ce sentiment.
Identifier les schémas relationnels répétitifs.
Apaiser l’enfant intérieur qui attend encore une reconnaissance.
Restaurer une sécurité émotionnelle.
C’est un travail en profondeur, doux mais structurant.
Un travail qui permet, peu à peu, de quitter la posture du loup solitaire pour reprendre une place juste.
Retrouver sa place, sans devoir se transformer
Vous n’avez pas à devenir quelqu’un d’autre pour être aimé.
Vous n’avez pas à être plus fort, plus lisse, plus discret.
Parfois, il suffit d’un espace thérapeutique sécurisant pour déposer cette vieille croyance et la regarder autrement.
Parce que le problème n’a jamais été le loup. Mais le regard qu’on a posé sur lui.

Et si vous n’aviez plus à porter ce rôle seul.e ?
Le sentiment d’être mal aimé peut se travailler, se comprendre, s’apaiser. Il ne définit pas qui vous êtes, seulement ce que vous avez traversé.
Christel Audibert accompagne les personnes marquées par cette blessure affective par des accompagnements en thérapie brève, hypnose, EFT, EMDR, et PNL dans une approche respectueuse du rythme de chacun.
Un travail en douceur pour sortir des schémas d’effacement, restaurer la sécurité émotionnelle et reprendre une place plus juste.
Consultations à Mazan - Carpentras, ainsi qu’à distance.



